La Legacy Challenge porte ses fruits : comment les clubs renforcent concrètement le football féminin

110 clubs participants en 4 mois
La Legacy Challenge by SFV montre déjà, après quelques mois seulement, à quel point le développement du football féminin peut être concret, cohérent et efficace. Pour cette deuxième édition de la Legacy Challenge, lancée il y a environ trois mois, plus de 110 clubs se sont déjà engagés. Entretien avec le chef de projet Jan Staffelbach sur les premiers effets, la responsabilité collective et la force des initiatives locales.
Interview
Jan Staffelbach, après une première édition réussie, la Legacy Challenge est en cours depuis environ trois mois dans sa deuxième édition. Que vous disent les premiers chiffres ?
Jan Staffelbach : « Avant tout une chose : la volonté de faire avancer le football féminin est bien présente. Les 110 clubs participants à ce stade précoce constituent un signal fort. Tout aussi significatif est le nombre de plus de 340 mesures soumises. Elles montrent que de nombreux clubs n’attendent pas passivement, mais agissent concrètement, que ce soit dans la relève, la formation ou les structures internes. »
Quelles évolutions vous frappent particulièrement ?
Jan Staffelbach : « Très clairement l’ampleur et la diversité des mesures déposées. Nous parlons de 39 nouvelles équipes de jeunes filles et de 13 nouvelles équipes féminines – un travail de base direct et durable. Parallèlement, 45 nouvelles femmes ont été intégrées dans des fonctions dirigeantes au sein des clubs, ce qui modifie les espaces de décision et les perspectives. Et avec 71 nouvelles entraîneures, dont 22 titulaires d’un diplôme C ou D, nous constatons également une évolution notable dans le domaine de la formation. »
Un aspect souvent peu visible concerne les offres d’entraînement spécifiques, par exemple pour les gardiennes.
Jan Staffelbach : « Justement, c’est pourquoi ce point nous réjouit tout particulièrement. Dix-sept clubs ont mis en place des entraînements réguliers pour les gardiennes. Cela témoigne d’un professionnalisme dans le détail. Le football féminin ne se développe pas uniquement à travers les gros titres, mais grâce à ce type d’offres ciblées. »
Quels retours avez-vous reçus de la part des clubs concernant la Legacy Challenge ?
Jan Staffelbach : « J’ai été très heureux de constater que la Legacy Challenge a représenté, pour de nombreux clubs, une véritable source d’inspiration pour développer de manière ciblée leur section féminine et de jeunes filles. Lors de différentes rencontres, j’ai également reçu à plusieurs reprises des marques de reconnaissance et des remerciements pour les prix garantis – notamment pour les sets de maillots offerts par Persil. Les prix expérientiels proposés lors de la première édition de la Legacy Challenge ont eux aussi rencontré un écho très positif, en tant qu’événements d’équipe fédérateurs. Parmi ceux-ci figuraient notamment un entraînement d’équipe avec Johan Djourou au FC Ueberstorf, un entraînement spécifique pour gardiennes avec l’entraîneure des gardiennes de l’équipe nationale Patricia Gsell au FC Villmergen, ainsi qu’un cours d’autodéfense organisé avec le FC Walperswil auprès de Securitas AG. Un souvenir particulièrement marquant reste la grande joie du FC Romanshorn à la réception du bus personnalisé de la Legacy Challenge – un VW ID. Buzz. »
Que souhaitez-vous pour les mois à venir ?
Jan Staffelbach : « Que les clubs continuent à soumettre des mesures et poursuivent résolument la voie engagée. La deuxième édition de la Legacy Challenge se déroule jusqu’à fin juin 2026. En tant que partie intégrante du puissant mouvement Here to stay en Suisse, elle doit se poursuivre dans les clubs et dans toutes les régions. Nous ne devons pas cesser de faire progresser ensemble le football féminin de manière durable. Il est essentiel de continuer à écouter les joueuses, les clubs et les entraîneures. La notion de legacy ne signifie pas conclure quelque chose, mais bien transformer et ancrer durablement les choses à travers de nombreuses initiatives nationales, régionales et locales. »


